Message from Grand Chief Carol McBride
Copyright © 2001 McBride
Rapid Lake, Quebec September 10, 2001 An emergency meeting called to resolve a stand-off over logging in Quebec's La Verendrye Park ended in failure when the Federal government representatives failed to show. The meeting had been called by Grand Chief Carol McBride of the Algonquin Nation in hopes of ending the impasse over a logging ban imposed by the Algonquins of Barriere Lake (ABL). The ban was imposed after the Federal government walked away from the Trilateral Agreement an integrated management plan for forestry being developed in partnership Ottawa, Quebec and the Barriere Lake Algonquins."We are very disappointed by the way the Federal government is treating this situation," states Grand Chief McBride. "There is a great deal at stake here both for the Algonquin people whose traditional way of life is under threat, and the families in the surrounding Quebec communities who rely on logging."
Chief McBride says the Federal no show means that the prospects for a confrontation over logging have greatly increased. "It's a tragedy that we should be looking at a conflict after so much work has been accomplished between our community and the logging companies," says Chief McBride, "But our people have too much at stake to let Ottawa walk away now."
The Trilateral Agreement was signed by the ABL, Quebec and the Federal government in 1991 as a way of settling conflict over logging issues in the Algonquin territory. The Agreement was described in a 1997 United Nations report (U.N. Convention of Biological Diversity) as "trail-blazer" which could serve as a model for "not only for the rest of Canada, but also for the world at large."
The land management plan, which is in its final stages of development, has been put in jeopardy by the Federal decision to freeze funding and treat the Agreement as part of an "envelope cap" of funding dollars for the ABL. This means, if the ABL want to complete the agreement money will have to be diverted from housing and social development dollars. Chief McBride says this will never happen.
"The Trilateral Agreement territory produces over $100 million in revenue every year," Chief McBride points out. "None of this wealth comes to the Barriere Lake community. Their homes are overcrowded. Their people are left out of the employment benefits. The only thing they have ever asked for is to ensure that logging plans respect the traditional way of their people."
Chief McBride says the Barriere Lake leadership is consulting with the community membership to decide on the next level of action.
For further information, please contact, Grand Chief Carol McBride (English or French) phone: 819-723-2019 or (English) phone: 613-232-8888.
Les représentants d'Ottawa ne se présentent pas:
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Lac rapide (Québec), le 10 septembre 2001 -- Une rencontre d'urgence visant à résoudre l'impasse sur les activités forestières dans le Parc de La Verendrye au Québec a échoué quand les représentants du gouvernement fédéral ne se sont pas présentés à la réunion. C'est le Grand Chef Carol McBride de la Nation algonquine qui avait convoqué la réunion dans l'espoir de résoudre l'impasse sur l'interdiction de couper que les Algonquins du Lac Barrière ont imposée sur leur territoire ancestral. Cette interdiction a été imposée après que le gouvernement fédéral ait quitté la table de l'Entente trilatérale, un plan de gestion intégrée de la forêt en élaboration en partenariat avec Ottawa, Québec et les Algonquins du Lac Barrière.'' Nous sommes très déçus de la façon dont le gouvernement fédéral traite cette situation '', a déclaré le Grand Chef McBride. '' Les enjeux sont très importants, tant pour les Algonquins dont le mode de vie ancestral est menacé, que pour les familles des collectivités québécoises environnantes dont le revenu dépend des activités forestières. ''
Selon le Chef McBride, l'absence des représentants d'Ottawa à la réunion signifie que la probabilité d'un affrontement sur les activités forestières est devenue beaucoup plus forte. '' C'est une tragédie que nous nous orientions vers un conflit après qu'autant de travail ait été accompli par notre collectivité et les entreprises forestières, a déclaré le Chef McBride. Notre peuple a toutefois trop investi dans ce processus pour laisser Ottawa tout abandonner maintenant. ''
L'Entente trilatérale a été signée par les Algonquins du Lac Barrière, le Québec et le Canada en 1991 pour résoudre les conflits sur les activités forestières dans le territoire algonquin. L'Entente avait été décrite comme '' pionnière '' par un rapport des Nations Unies en 1997 (Convention des Nations Unies sur la biodiversité) et comme pouvant servir de modèle '' non seulement pour le reste du Canada mais aussi pour le monde entier. ''
Le plan de gestion des terres, actuellement dans les derniers stades de son élaboration, est menacé par la décision d'Ottawa d'arrêter le financement de l'Entente et de traiter cette dernière comme faisant partie d'une enveloppe générale de financement pour les Algonquins du Lac Barrière. Cela signifie que si les Algonquins veulent terminer le processus de l'entente, les fonds devront être déplacés des budgets réservés aux habitations ou au développement social. Selon le Chef McBride, cela n'arrivera jamais.
'' Le territoire couvert par l'Entente trilatérale produit plus de 100 millions $ en revenu chaque année '', souligne le Chef McBride. '' Aucun dollar ne parvient dans la collectivité du Lac Barrière. Les maisons sont surpeuplées. Les gens ne bénéficient d'aucun emploi. La seule chose qu'ils ont jamais demandée c'est de garantir que les plans de coupe du bois respectent le mode de vie traditionnel de leur peuple. ''
Le Chef McBride souligne que le leadership du Lac Barrière consulte actuellement les membres de la communauté pour décider des prochaines mesures à prendre.
Renseignements
Grand Chef Carol McBride
(Anglais ou français) (819) 723-2019
(Anglais seulement) (613) 232-8888